Digital Summ’R 2026 : 10 ans de numérique, de rencontres et quelques leçons grâce à une glace à l’italienne

Une décennie pour regarder le numérique autrement

Le 27 août 2026, le Campus Région du numérique de Charbonnières-les-Bains accueillait une édition un peu particulière du Digital Summ’R.

Un anniversaire, d’abord : 10 ans que Digital League fait se rencontrer les acteurs du numérique en Auvergne-Rhône-Alpes autour des grandes transformations qui traversent nos entreprises et nos territoires.

Mais surtout, une journée pensée pour regarder devant nous !

Chez Onyl Rocks, nous étions particulièrement heureux de pouvoir accompagner cette édition anniversaire en tant que sponsor du Digital Summ’R sous notre marque CyberLudik.

Notre activité nous place quotidiennement au croisement de plusieurs des sujets abordés cette année : cybersécurité, transformation numérique, intelligence artificielle, protection des données, développement logiciel, innovation, mais aussi et surtout accompagnement des organisations face à des changements qui s’accélèrent et la mise en place de bouclier pour se protéger. Lorsqu’un événement décide de consacrer une journée entière à une question aussi vaste que « à quoi ressemblera le numérique dans dix ans ? », difficile de ne pas avoir envie d’en être.

2036 paraît loin… mais certaines questions sont déjà là

Le fil rouge de cette 10ᵉ édition était particulièrement intéressant : se projeter vers 2036. Dix ans. À l’échelle du numérique, c’est à la fois très loin et extrêmement proche. En dix ans, les technologies peuvent changer radicalement. Les usages aussi. Les modèles économiques, les métiers, les réglementations et les rapports de force peuvent être profondément bouleversés. Mais certaines questions que nous nous posons aujourd’hui seront toujours là.

Qui maîtrise nos données ?

Qui contrôle nos infrastructures ?

Comment protégeons-nous notre identité numérique ?

Quelle place voulons-nous donner à l’intelligence artificielle ?

Comment conserver la maîtrise de nos outils et de nos informations dans un monde toujours plus dépendant de quelques grands fournisseurs technologiques ?

Et, surtout, comment faire pour que les entreprises restent capables de comprendre et de maîtriser ces transformations ?

La matinée a commencé avec une keynote de Pierre Plouzennec, prospectiviste au sein du groupe Michelin, consacrée à notre capacité à naviguer dans un monde marqué par des ruptures multiples. Un sujet qui résonne particulièrement avec notre quotidien. Car la cybersécurité, elle aussi, consiste en grande partie à apprendre à naviguer dans l’incertitude. Nous ne savons pas quelle sera la prochaine attaque, le prochain détournement de marque, la prochaine vulnérabilité exploitée ou la prochaine technique d’ingénierie sociale. En revanche, nous pouvons préparer les organisations à y faire face.

La cybersécurité n’est plus un sujet isolé

L’un des enseignements que nous retenons de cette journée est justement celui-ci : la cybersécurité ne peut plus être considérée comme un sujet purement technique. Le programme du Digital Summ’R l’illustrait parfaitement. Une intervention était consacrée à une question particulièrement évocatrice : « 2036 : qui contrôlera les clés numériques de votre entreprise ? » Un peu plus tard, une autre conférence posait une question tout aussi actuelle : « Cyberattaques augmentées par l’IA : votre entreprise peut-elle encore suivre le rythme ? » ; Entre les deux, les discussions autour de la souveraineté numérique, de l’intelligence artificielle, des métiers, de la stratégie ou encore de la robustesse des entreprises rappelaient une évidence : les sujets sont désormais intimement liés.

Une entreprise peut parfaitement disposer d’une infrastructure informatique moderne et performante tout en restant extrêmement vulnérable si ses collaborateurs ne connaissent pas les risques. Elle peut également avoir une excellente politique de sensibilisation et ne pas surveiller suffisamment son exposition numérique.

Elle peut enfin disposer d’outils de sécurité performants sans avoir suffisamment anticipé les conséquences d’une usurpation de marque, d’un domaine frauduleux ou d’une fuite d’informations.

La cybersécurité est devenue un écosystème. Et c’est précisément dans cette logique que nous développons différentes activités au sein d’Onyl Rocks.

Prévenir d’un côté. Détecter de l’autre.

Chez Onyl Rocks, nous travaillons notamment sur deux problématiques qui peuvent sembler éloignées mais qui sont en réalité complémentaires : préparer les humains et surveiller l’exposition numérique de l’organisation.

La première passe par CyberLudik, notre gamme d’outils ludiques de sensibilisation à la cybersécurité (normes, contextes spécifiques) et au RGPD ainsi que par des accompagnements en tant que RSSI externe, lead developer ou lors de formation.

La seconde est notamment portée par Vigidomaine, une plateforme de veille et de surveillance de l’identité numérique et des noms de domaine dont nous assurons sa distribution de façon exclusive.

Ces deux approches répondent à deux réalités différentes. D’un côté, il faut réduire la probabilité qu’une personne clique sur un lien malveillant, transmette une information sensible ou se fasse piéger par une tentative d’ingénierie sociale. De l’autre, il faut être capable de détecter rapidement lorsqu’un tiers tente d’exploiter notre identité numérique, notre marque, nos noms de domaine ou notre réputation.

La prévention et la détection ne s’opposent pas. Elles se complètent.

Et puis il y a eu… la glace

Mais revenons au Digital Summ’R. Parce qu’une journée de conférences, aussi intéressante soit-elle, ne serait pas complète sans quelques anecdotes. Et celle que nous retiendrons probablement le plus n’était pas sur scène. Elle se trouvait à la pause déjeuner. Une machine à glace à l’italienne vanille/fraise avait été installée pour l’ensemble des participants. Il faisait chaud. Et après plusieurs conférences et le repas du midi, une glace était probablement l’une des meilleures idées possibles comme dessert. Sauf qu’un petit problème s’est rapidement posé.

Tout le monde prenait de la vanille.

La machine était tellement sollicitée sur ce parfum qu’elle n’avait parfois pas le temps de refroidir suffisamment la préparation avant de devoir servir le participant suivant. Il fallait donc attendre ou avoir du « jus à la vanille ». Attendre que la machine puisse à nouveau produire une glace correctement refroidie pour une expérience optimum. Une petite anecdote sans grande importance ? Pas vraiment. Parce qu’en y réfléchissant, cela nous a rappelé quelque chose d’assez essentiel dans la sensibilisation à la cybersécurité.

Ne servez pas toujours la même glace à vos collaborateurs

En cybersécurité, nous avons parfois tendance à fonctionner par habitudes : une formation annuelle, un e-mail de rappel, une affiche dans la salle de pause, une campagne de phishing simulé… Et on recommence l’année suivante. Ces actions ont leur utilité.

Mais la sensibilisation ne peut pas reposer sur un seul format.

Pourquoi ?

  • Parce que l’attention s’érode.
  • Parce que les collaborateurs changent.
  • Parce que les menaces évoluent.
  • Parce que les messages finissent par devenir familiers.
  • Parce qu’une information que l’on a comprise un jour n’est pas nécessairement un réflexe que l’on conservera six mois plus tard.

La sensibilisation doit aussi se renouveler. Une vidéo peut fonctionner avec certaines personnes. Un atelier avec d’autres. Une formation classique peut être pertinente pour transmettre des connaissances. Un quiz peut permettre de tester les acquis. Une bande dessinée peut rendre un sujet complexe plus accessible. Et un jeu peut créer une situation où les participants apprennent en échangeant et en prenant eux-mêmes des décisions.

Il ne s’agit pas de remplacer un format par un autre. Il s’agit de les faire fonctionner ensemble. C’est exactement la philosophie que nous avons conscientisée derrière CyberLudik.

Changer le format pour changer la manière d’apprendre

Depuis plusieurs années, nous développons chez Onyl Rocks une gamme d’outils destinés à rendre les sujets de cybersécurité et de protection des données plus accessibles : Jeux de société, serious games, bandes dessinées, fresques, mots croisés, supports pédagogiques… L’idée est simple : ne pas parler de cybersécurité uniquement comme un ensemble de règles à respecter.

Mais nous pensons que permettre aux participants de comprendre les risques, de discuter, de se tromper parfois, de confronter leurs réflexes va leur permettre de retenir les messages essentiels. CyberLudik est d’ailleurs né de cette volonté : rendre la cybersécurité plus accessible et faire découvrir cet univers comme une opportunité plutôt que comme une contrainte. Les outils sont développés et distribués par Onyl Rocks, avec une attention particulière portée à la conception française et à la possibilité d’adapter les supports aux différents publics.

Et parce que nous croyons que la sensibilisation doit être accessible au plus grand nombre, certains supports sont également disponibles gratuitement.

Vous préparez une campagne de sensibilisation ?

Vous cherchez à renouveler vos formats ?

Vous voulez faire participer vos collaborateurs plutôt que simplement leur demander de regarder une présentation ?

Mais le facteur humain n’est qu’une partie de l’équation

Nous pensons que la sensibilisation est indispensable. Mais elle ne peut évidemment pas tout régler. Même le collaborateur le mieux sensibilisé du monde ne peut pas empêcher un tiers d’enregistrer un nom de domaine ressemblant à celui de son entreprise. Il ne peut pas empêcher quelqu’un de créer un faux site internet. Il ne peut pas surveiller en permanence les nouveaux domaines enregistrés autour de sa marque. Il ne peut pas détecter seul l’ensemble des signaux faibles qui peuvent indiquer une tentative de cybersquatting ou d’usurpation.

C’est là qu’intervient Vigidomaine. La plateforme surveille les noms de domaine et marques et permet notamment de détecter les domaines ressemblant à ceux d’une organisation, afin d’identifier plus rapidement les tentatives de cybersquattage, typosquattage, d’usurpation ou de potentielles attaques de phishing. Mais la surveillance de l’identité numérique ne s’arrête évidemment pas à une simple liste de domaines. L’enjeu est de pouvoir disposer d’une vision suffisamment large de son exposition pour identifier les menaces pertinentes et agir avant qu’elles ne deviennent un incident.

Voir venir la menace, c’est déjà gagner du temps sur une potentielle attaque.

Et en cybersécurité, le temps gagné peut faire une différence considérable.

Une complémentarité qui nous semble essentielle

Finalement, le Digital Summ’R nous a aussi rappelé pourquoi nous avons choisi de développer ces deux activités. Pour nous, les entreprises ont besoin d’une approche globale. Il faut pouvoir :

  • Comprendre les risques,
  • Former les équipes,
  • Surveiller son exposition,
  • Détecter les signaux faibles,
  • Réagir rapidement.

Et recommencer. La cybersécurité n’est pas un projet que l’on termine un vendredi soir. C’est un processus permanent avec des technologies qui évoluent. Les attaquants évoluent également et souvent avec un coup d’avance sur la défense. Les réglementations et nos usages mutent. Les collaborateurs eux-mêmes changent de façon de faire. Les protections IT doivent donc suivre ses évolutions.

Une journée, des dizaines de conversations

Au-delà des conférences, ce que nous avons particulièrement apprécié pendant cette édition anniversaire, ce sont les rencontres. Entre deux conférences, pendant le déjeuner, dans les espaces de networking ou simplement en attendant la prochaine session, nous avons eu l’occasion d’échanger avec des dirigeants, des experts, des entrepreneurs, des responsables numériques et de nombreux acteurs de l’écosystème régional.

Et c’est probablement ce qui fait l’une des grandes forces du Digital Summ’R. Le programme était particulièrement dense. Tellement dense qu’il était malheureusement impossible d’assister à tout. Avec plusieurs conférences en parallèle, il aurait fallu pouvoir se dédoubler pour ne rien manquer. Entre la prospective, l’IA, la transformation des métiers, la cybersécurité, la souveraineté numérique, la relation client ou encore la sobriété énergétique, les choix étaient parfois difficiles.

Mais finalement, c’est plutôt bon signe. Cela signifie qu’il y avait suffisamment de sujets intéressants pour donner envie d’être partout à la fois. Et surtout, cela donne une bonne raison de poursuivre les discussions après l’événement.

Digital League : un écosystème qui se construit toute l’année

Nous voulons également profiter de cet article pour remercier Digital League au-delà de cette seule journée.

Parce que le Digital Summ’R est probablement l’un des événements les plus visibles de l’association, mais l’intérêt d’un réseau comme Digital League ne se limite évidemment pas à une date dans l’année.

L’intérêt est justement de pouvoir rester connecté à l’écosystème tout au long de l’année. C’est ce maillage qui permet à un écosystème numérique régional de rester vivant.

L’adhésion à Digital League permet justement de bénéficier de cette dynamique tout au long de l’année, avec des événements, des commissions, des prises de parole d’experts, des retours d’expérience et différents programmes d’accompagnement.

Si vous êtes une entreprise du numérique ou que vous travaillez au cœur de la transformation numérique en Auvergne-Rhône-Alpes, nous vous encourageons donc vraiment à regarder ce que propose Digital League et à rejoindre le réseau.

Parce qu’un écosystème ne se résume pas à ses grands événements. Il se construit entre les événements.

Et maintenant, direction le SIDO

Le Digital Summ’R est terminé. Mais pour Onyl Rocks, la rentrée événementielle ne fait que commencer. Dans quelques jours, nous prendrons la direction de la Cité Internationale de Lyon pour le SIDO, les 16 et 17 septembre 2026.

Pour sa 12ᵉ édition, le SIDO réunira une nouvelle fois les acteurs de l’IoT, de l’intelligence artificielle, de la robotique et des technologies de transformation numérique. Le salon annonce notamment 8 000 visiteurs professionnels, 300 exposants et 70 conférences et workshops.

Et surtout, cette année encore, la cybersécurité sera pleinement intégrée à l’écosystème du salon avec Lyon Cyber Expo, organisé aux mêmes dates et au même endroit. Comment parler d’IoT, d’IA, de robotique, de données ou de transformation numérique sans parler de sécurité ? Chaque nouvelle technologie crée de nouvelles possibilités, mais elle crée aussi de nouvelles surfaces d’attaque.

Pendant ces deux journées, vous pourrez notamment venir découvrir ou redécouvrir CyberLudik, tester nos approches de sensibilisation et échanger avec nous sur les moyens de rendre les actions de sensibilisation plus efficaces et plus engageantes.

Vous pourrez également discuter avec nous de Vigidomaine, de la surveillance de l’identité numérique, du typosquatting et de la protection de votre patrimoine immatériel.

Alors si vous êtes à Lyon les 16 et 17 septembre, venez nous rencontrer et vous inscrire avec notre code d’invitation : « E-ONY59LY26 »

Et pour finir…

Merci encore à toute l’équipe de Digital League pour cette belle édition anniversaire. Merci pour les conférences. Merci pour les échanges. Merci pour les rencontres. Merci pour les débats autour de l’avenir du numérique. Et merci, évidemment, pour la glace à l’italienne 😉

Nous avons peut-être appris quelque chose d’important ce jour-là : en cybersécurité comme pour les glaces, il vaut mieux ne pas servir toujours la même chose.

Il faut varier les formats. Changer les approches. Créer de la surprise. Revenir régulièrement sur les fondamentaux. Et surtout, donner envie aux personnes concernées de participer.

Parce qu’au bout du compte, la technologie peut nous aider à nous protéger. Les outils peuvent détecter. Les plateformes peuvent surveiller. Les systèmes peuvent alerter. Mais la cybersécurité reste aussi une affaire de culture, de compréhension et de collectif.

C’est cette conviction qui guide Onyl Rocks : Prévenir avec CyberLudik & Détecter avec Vigidomaine et continuer à apprendre, échanger et construire avec notre écosystème. Après 10 ans de Digital Summ’R, rendez-vous maintenant pour les prochains chapitres. Et peut-être, qui sait, une glace… à la fraise cette fois.